Les Druides chez les Vikings

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Les Druides chez les Vikings

Le plus connu des druides reste sans aucun doute Panoramix, le célèbre Gaulois des albums Asterix & Obélix. Lui comme d’autres, dans une quantité infinie d’ouvrages littéraires plus ou moins récents, sont dotés de magie et de croyances bien particulières. C’est en tout cas l’image que l’on possède aujourd’hui sur la culture druidique.

L'origine des druides

Origine des druides

L’origine du mot « druide » n’est pas entièrement clair, mais l’opinion générale veut que ce mot vienne de « doire », un mot gaélique irlandais, ou de « dru » en grec. Ce dernier signifie « chêne » -un arbre symbole de connaissance- mais également « sagesse ».

L’histoire réelle des druides n’est pas vraiment connue et de nombreux mystères l’entourent encore aujourd’hui. En cause : des archives fortement limitées.

Pour autant, il est fort probable que le druidisme remonte au 2ème millénaire avant Jésus-Christ, dans la culture celtique et gauloise de l’Europe. S’il est peu probable que les Vikings scandinaves aient eu leurs propres druides, il est en revanche possible que ceux s’étant installés sur l’hexagone ou en Grande-Bretagne aient connu le druidisme.

Quelles étaient les pratiques des druides ?

Druides sacrifices

Le druidisme peut être décrit comme une religion chamanique. Il repose sur des contacts avec le monde, les esprits et les animaux, ainsi que sur les médecines holistiques. 

Mais ce n’est pas tout. Les druides étaient perçus comme l’équivalent de nos prêtres d’aujourd’hui. Ils permettaient au peuple de rester lié aux dieux, quels qu’ils soient. Pour cela, les druides étaient évidemment très respectés. A tel point d’ailleurs qu’ils avaient le pouvoir de bannir un citoyen de la société dès lors que celui-ci avait enfreint les lois sacrées.

Mais encore ? Les druides « s'occupent des choses sacrées, ils dirigent les sacrifices publics et privés, et interprètent tout ce qui a trait à la religion », écrivait Jules César en l’an 50 avant Jésus-Christ.

Les druides, ces guérisseurs

Druides guérisseurs

Les druides étaient surtout de grands guérisseurs. On les consultait avant une bataille, pour essayer d’en connaître le sort. Et puis au retour de celle-ci, pour soigner une blessure.

Selon l’opinion commune de l’époque, les druides étaient capables de soigner n’importe quelle maladie. Ils connaissaient sur le bout des doigts les vertus de chaque plantes médicinales, et savaient même, parfois, réaliser des opérations chirurgicales.

En 2008, des instruments tels que des scalpels et des aiguilles ont été exhumés d’une sépulture celte, en Angleterre. Découverts à côté d’objets rituels de divination, il est probable qu’ils aient pu appartenir à un druide.

Les druides, ces sacrificateurs

Druides sacrificateurs

Certains récits et découvertes archéologiques démontrent que les sacrifices ne pouvaient être réalisés sans la présence d’un druide. Les recherches historiques prouvent qu’à l’époque, diverses mises à mort rituelles animales avaient lieu, tels que celles de taureaux, symbole de fertilité.

Des écrits relatent également l’existence de sacrifices humains. Les prisonniers rentraient alors dans une cage où ils étaient brûlés vifs. « Le meurtre d'un homme était pour eux un acte attestant de la plus grande dévotion », écrivait Pline l’Ancien, auteur italien.

Les druides, ces enseignants

Druides enseignants

Vus comme de grands sages par le peuple, les druides étaient également les référents en matière d’éducation. Ils pouvaient alors dispenser un apprentissage d’une vingtaine d’années aux jeunes les plus prometteurs et souhaitant eux aussi devenir druides. Sinon des cours aux autres jeunes citoyens - et notamment aux enfants de nobles-, par transmission orale.

Et pour cause, les druides étaient experts en mathématique, en géométrie, ou encore en astronomie. Ils possédaient tous sans exception une réelle connaissance des sciences de la nature, du calendrier lunaire et du mouvement des étoiles.

Les druides, ces juges et politiques

Druides politique

S’ils possèdent de très nombreuses fonctions, les druides ont également commencé à tenir leur assemblée générale au pays des Carnutes (non loin de l’actuelle ville de Chartres) dès le 5ème siècle avant Jésus-Christ.

Le but était simple : régler les différends entre les peuples, harmoniser les règles entre chacun d’eux et donc éviter les guerres. Ils tranchent lors de conflits graves entre les tribus, comme lors de conflits entre particuliers. Ils sanctionnent, aussi, par des peines codifiées selon la nature de la faute.

Et lorsque c’est le roi qui s’en charge, le druide conseille ce dernier avant toute prise de décision. « Nul ne parle avant le roi, mais le roi ne parle pas avant son druide », est-il écrit dans les livres.

Lors des réunions au pays des Carnutes, les druides entreprenaient également des projets communs, comme celui de créer un réseau de routes pavées… bien avant que les Romains n’occupent le territoire ! Ils avaient donc un véritable rôle dans l’organisation du monde et prenaient des responsabilités politiques et judiciaires.

En contrepartie de tout ce qu’il apporte à la société, le druide est exempté d’impôts et n’est pas obligé de porter les armes aux combats, bien qu’il puisse le faire s’il le souhaite.

Les différentes classes de druides

  1. Certains écrits laissent à penser qu’ils existaient des sous-sections dans la classe des druides. Le plus sage d’entre eux était automatiquement le plus âgé. Il était appelé « archidruide » et se distinguait par sa robe en or.
  2. Au dessous de l’archidruide, on retrouvait l’ensemble des druides dit « ordinaires », qui eux portaient une robe blanche
  3. On retrouvait par la suite les « sacrificateurs », qui pouvaient participer aux combats et qui portaient le rouge.
  4. Puis, pour finir, les « bardes », beaucoup plus artistiques que les autres druides. Ces derniers, qui pouvaient être chanteurs ou poètes, portaient plutôt du brun ou du noir.

Les femmes pouvaient-elles être druides ?

Certains druides étaient en effet des femmes, puisqu’elles étaient à l’époque (en tout cas chez les vikings et chez les celtes) considérées comme l’égal de l’homme. Celles qui pouvaient alors prendre part aux combats, être indépendantes financièrement, décider de divorcer, … et donc également être druide.

Les fêtes religieuses célébrées par les druides

Dans la culture celtique, il existe quatre fêtes religieuses à célébrer obligatoirement:

Samain

Samain

qui signifie « réunion », a lieu vers le 1er novembre. Date la plus importante du calendrier celtique, elle inaugure la période de noirceur qui arrive à l’hiver. La fête est célébrée durant une semaine, par des festins, des beuveries et des rituels.

Imbolc

Imbolc

qui signifie « lustration », a lieu vers le 1er février. Cette date marque la fin de l’hiver et le retour du printemps. C’est alors le moment de se purifier.

Beltaine

Beltaine

qui signifie « feux de Bel », a lieu vers le 1er mai. Cette fête marque le passage de la saison sombre à la saison claire. Pour célébrer ce jour, les guides allument de très grands feux.

Lugnasad

Lugnasad

qui signifie « assemblée de Lug », a lieu vers le 1er août. Associée à la moisson, à l’abondance et aux bénéfices, cette fête est également consacrée au roi qui redistribue les richesses et qui protège le peuple.

Quand les druides ont-ils disparu et pourquoi ?

La fin de la culture druidique semble se trouver au 1er siècle.

La Gaule tout entière venait d’être vaincue par Rome, quelques années plus tôt. Mais les Romains craignaient l’influence des druides, qu’ils voyaient alors comme une menace potentielle.

C’est l’empereur Auguste, qui fait interdire le druidisme aux citoyens ayant obtenu la citoyenneté romaine. L’influence des druides s’est alors éteinte petit à petit sur le continent avant de les faire entièrement disparaitre.

Dans les îles britanniques, le druidisme disparait un peu plus tard, aux alentours du 7ème siècle.

Néodruidisme

Cependant, la culture druidique a essayé de revenir sur le devant de la scène plusieurs centaines d’années plus tard. Durant l’époque romantique, d’abord. Puis au 21ème siècle, avec l’émergence du néodruidisme.


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